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La réorientation de carrière

imageLimiter l’impact financier de votre changement de cap.


Quand l’équipe de Workopolis a récemment demandé aux Canadiens combien de parcours professionnels ils avaient empruntés, seul le quart a répondu « un ». La nette majorité s’était réorientée à un moment ou à un autre, soit après avoir découvert un nouveau domaine passionnant, soit après s’être butée à un obstacle : manque de perspectives d’avancement, compressions, mises à pied[1]…

Bref, si vous envisagez un changement de carrière, sachez que bien d’autres sont dans cette même situation. Que ce grand saut procède d’un choix ou d’une nécessité, une planification financière judicieuse peut vous aider à protéger le budget familial et à maintenir le cap sur une retraite douillette.

Développez vos compétences

Qui sait? Votre nouvelle voie vous attend peut-être au coin de la rue. Après tout, près de la moitié des Canadiens employés (45 %) s’attendent à devoir changer d’emploi ou de carrière d’ici cinq ans. Cependant, 29 % ne se sentent pas aptes à s’attaquer à un nouveau métier en fonction de leurs habiletés actuelles[2]. Une des façons de se préparer à un changement de carrière, anticipé ou non, est de perfectionner ses compétences transférables et d’en acquérir de nouvelles.

Financement de l’employeur et du gouvernement

Votre employeur offre peut-être des occasions d’assister à des ateliers ou séminaires gratuits à l’interne. Si vous présentez des arguments valables, votre entreprise pourrait même assumer une partie ou la totalité de votre inscription à des programmes à l’externe. Cependant, votre employeur n’avalisera sans doute pas votre demande si vous souhaitez étudier un sujet sans lien avec votre travail. Donc, si vous vous dirigez vers un nouveau champ de carrière, vous risquez de devoir dénicher d’autres sources de financement.

Il est possible que le gouvernement vous aide à financer votre requalification. Le programme fédéral Action Compétences, par exemple, accorde des prêts et des bourses d’études selon certains critères[3]. Votre province ou territoire apporte peut-être aussi du soutien. Sinon, il vous faudra possiblement piger dans vos propres poches.

Options d’autofinancement

Même si les Régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) sont souvent ouverts pour des enfants, vous pouvez en établir un pour épargner des fonds en vue d’aller chercher de nouvelles qualifications dans le cadre d’un programme à temps plein ou à temps partiel admissible. Vous ne recevrez pas de Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), car il faut avoir 17 ans ou moins pour l’obtenir. En revanche, la croissance de vos placements à l’abri de l’impôt peut vous aider à amasser votre épargne-étudesplus rapidement. 

Si vous vous inscrivez à un programme admissible, vous avez aussi la possibilité d’emprunter jusqu’à 20 000 $ (à raison de 10 000 $ par année civile) de votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER) grâce au Régime d’encouragement à l’éducation permanente. Tant que vous remboursez les fonds selon le calendrier prévu par l’Agence de revenu du Canada, vous n’avez pas à payer d’impôt sur la somme retirée. 

Comme pour un REER ou un REEE, l’argent placé dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) fructifie à l’abri de l’impôt grâce aux intérêts composés, sauf que vous en tirez deux avantages supplémentaires. Vous êtes libre de retirer les fonds à votre gré sans avoir à payer d’impôt et vous n’avez pas à arrêter votre choix sur un programme d’études « admissible ». Pensez à jumeler un CELI à un REEE et/ou au Régime d’encouragement à l’éducation permanente pour toucher une source d’argent additionnelle sans vous astreindre à des obligations.

Bien entendu, vous pouvez aussi piger dans l’épargne des régimes de retraite non enregistrés. Toutefois, prenez garde, car si vous vendez des placements à l’extérieur d’un régime enregistré, il se peut que vous réalisiez un gain en capital imposable.

Prévoyez le coup

Même quand un retour aux études n’est pas nécessaire, une reconversion professionnelle peut avoir d’importantes répercussions financières. Atténuez l’impact en prenant des précautions. Vu le caractère courant des changements de carrière, il serait probablement à l’avantage de chaque Canadien d’adopter au moins une de ces stratégies.

Solidifiez vos finances pour absorber une éventuelle baisse de revenue

De nombreux Canadiens sont sur la corde raide en ce qui a trait à leurs finances. Près de la moitié (47 %) vivent dans l’attente de la prochaine paie et indiquent qu’ils joindraient difficilement les deux bouts s’ils recevaient leur paie ne serait-ce qu’une semaine en retard . Pourtant, réorienter sa carrière peut se traduire par une diminution de revenu si vous vous retrouvez sans emploi pendant un certain temps, si vous gagnez moins parce que vous démarrez une nouvelle entreprise ou si vous acceptez une baisse de salaire pour décrocher votre emploi de rêve.

Pour assouplir vos finances et arriver à subvenir à vos besoins avec un revenu temporairement inférieur, pensez à :

  • Comprimer vos dépenses pour qu’il vous reste davantage d’argent à la fin du mois.
  • Travailler pour réduire votre dette et vos paiements d’intérêt.
  • Établir une marge de crédit comme option d’emprunt à taux d’intérêt inférieur en cas de besoin.
  • Amasser un fonds d’urgence dans un compte bancaire facile d’accès.

Si vous solidifiez vos finances, vous aurez plus de flexibilité pour faire des choix de carrière sans vous demander comment vous payerez les factures à la fin du mois.

Explorez les options pour remplacer le régime d’avantages sociaux offert par votre employeur

Une réorientation peut signifier une couverture de soins médicaux réduite ou pas de couverture du tout. Si vous passez d’une grande société à une autre, vos avantages resteront potentiellement comparables. Par contre, si vous quittez une grosse boîte pour une entreprise en démarrage ou joignez l’« économie du travail à court terme » comme entrepreneur indépendant, pigiste ou consultant, votre couverture de soins de santé pourrait bien s’envoler.

Souscrire une assurance soins de santé et soins dentaires individuelle complémentaire pour mieux couvrir les médicaments d’ordonnance et les examens dentaires, par exemple, peut donc s’avérer sage. Certains régimes procurent des avantages supplémentaires, tels les soins de la vue et les soins médicaux complémentaires (massothérapie, physiothérapie, hospitalisations...).

Il en existe qui s’adressent spécialement aux gens qui bénéficiaient récemment d’un régime d’avantages sociaux, et où l’acceptation de votre proposition est garantie sans que vous ayez à répondre à des questions médicales, et d’autres où on vous questionnera sur vos antécédents médicaux. Quel que soit le régime ou le niveau de couverture que vous choisissiez, vous pouvez prendre les commandes de vos soins de santé.

Envisagez aussi les autres types de garanties

Selon votre situation, vous voudrez peut-être vous protéger, vous et votre famille, à l’aide d’autres types d’assurance également. Tout comme pour les soins de santé, avoir votre propre couverture a ses avantages.

Votre conseiller peut vous aider à déterminer si vous avez besoin d’une :

  • assurance invalidité, qui supplée à votre revenu si vous ne pouvez plus travailler en raison d’une invalidité imprévue;
  • assurance maladies graves, qui vous donne droit à une somme forfaitaire si vous recevez un diagnostic imprévu afin que vous puissiez vous concentrer sur votre rémission;
  • assurance vie, qui prévoie le versement d’une somme forfaitaire à votre famille pour qu’elle dispose d’une souplesse financière si vous décédez et qu’elle ne peut plus compter sur votre revenu.

Une protection de base s’impose tout spécialement si votre nouvelle vie fait en sorte que vous n’ayez plus droit à aucune de ces couvertures par le biais de votre employeur. D’ailleurs, certains régimes offrent une protection trois-en-un. Ainsi, vous obtenez les trois types d’assurance à un tarif abordable.

Revoyez votre portefeuille de placements s’il y a lieu

Vous pourriez avoir à modifier votre portefeuille de placements avant, pendant ou après un changement de carrière pour plusieurs raisons. Si vous avez reçu une indemnité de départ, il est important d’en faire le meilleur usage possible, que vous souhaitiez la placer à long terme ou en tirer un revenu pendant que vous décidez de la prochaine étape de votre carrière.

Vous devrez peut-être aussi examiner la répartition actuelle de votre actif de plus près si vous pensez devoir vous rabattre sur votre épargne à long terme pour faire le pont entre deux emplois, financer votre formation ou investir dans une nouvelle entreprise. Avec l’aide de votre conseiller, vous pouvez déterminer s’il vous faut affecter une portion de votre portefeuille autrement.

Par exemple, il est logique de réorienter un portefeuille audacieux axé sur la croissance vers des placements conservateurs qui se concentrent sur le revenu. De cette façon, vous réduisez vos risques de vendre à perte puisque les placements conservateurs ont moins tendance à fluctuer. Cela dit, pensez que si vous modifiez la répartition de votre actif, votre portefeuille risque de ne plus correspondre à votre besoin de croissance à long terme, un autre aspect dont vous voudrez discuter avec votre conseiller.

Rajustez votre régime de retraite au besoin

Changer de carrière peut avoir un effet positif ou négatif sur votre régime de retraite. À long terme, votre nouveau choix de vie peut déboucher sur un meilleur revenu, et donc, vous permettre d’épargner plus, de placer davantage et d’amasser un plus joli coussin pour vos dépenses à la retraite. Si vous aimez votre nouvel emploi, il est aussi possible que vous repoussiez votre retraite, ce qui vous donnera plus de temps pour faire croître votre pécule.

Toutefois, il y a également des risques. Si vous avez un portefeuille conservateur, qui connaît souvent une croissance plus lente, vous pourriez vous retrouver avec un manque à gagner à la retraite. De plus, si vous changez de carrière, il se peut que vous cessiez de recevoir des cotisations patronales à un régime de retraite ou un REER collectif, ce qui risque d’avoir une incidence sur votre revenu de retraite. En outre, si votre revenu baisse momentanément ou à long terme et que vous êtes incapable de cotiser autant qu’à l’habitude à votre épargne-retraite, le problème risque de se complexifier.

Votre conseiller peut vous aider à faire le calcul, à évaluer l’impact de différents scénarios sur votre régime de retraite et à rajuster le tir au besoin.

Tenez votre conseiller informé

Gardez votre conseiller au courant tandis que vous préparez votre changement de cap, soupesez les possibilités et décidez de la meilleure voie à suivre. Il peut être un allié précieux pour limiter les conséquences financières et vous dessiner un avenir reluisant sur le plan tant professionnel que financier.


© 2018 Manuvie. Les personnes et les situations évoquées sont fictives et toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait pure coïncidence. Le présent document est proposé à titre indicatif seulement. Il n’a pas pour objet de donner des conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou autre et les renseignements qu’il fournit ne doivent pas être considérés comme tels. Nombre des points analysés varient selon la province. Tout particulier ayant pris connaissance des renseignements formulés ici devrait s’assurer qu’ils sont appropriés à sa situation en demandant l’avis d’un spécialiste. Sauf erreurs ou omissions. La souscription de fonds communs de placement peut donner lieu au versement de commissions ou de commissions de suivi ainsi qu’au paiement de frais de gestion ou d’autres frais. Veuillez lire le prospectus des fonds avant d’effectuer un placement. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur liquidative varie fréquemment et les rendements passés peuvent ne pas se reproduire. Toute somme affectée à un fonds distinct est placée aux risques du titulaire du contrat et peut prendre ou perdre de la valeur.


[1]https://careers.workopolis.com/advice/how-many-jobs-do-canadians-hold-in-a-lifetime

[2]www.ctvnews.ca/business/many-canadians-feel-ill-prepared-for-career-change-survey-1.3164755

[3]www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/campagne/action-competences.html



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