facebook twitter instagram linkedin google youtube vimeo tumblr yelp rss email podcast phone blog search brokercheck brokercheck

La planification financière pour les enfants ayant des besoins particuliers

imageVoir à leurs soins leur vie durant.


La plupart des familles cherchent à planifier l’avenir financier de leurs enfants. Toutefois, pour les parents d’enfants ayant des besoins particuliers, les stratégies de planification financière revêtent une autre dimension, souvent plus complexe. Les dépenses à payer pour soutenir une personne ayant des besoins particuliers s’additionnent vite : thérapies, équipement médical, programmes spéciaux, soutien aux aidants, transport... Si le coût annuel d’élever un enfant au Canada avoisine les 14 000 $, il peut être de loin supérieur pour les familles composant avec un handicap[1].  D’après l’organisation Timbres de Pâques du Canada, la facture annuelle des soins pour un enfant atteint d’un grave handicap peut dépasser les 40 000 $[2].


Un coup d’oeil aux statistiques suffit pour comprendre les défis à relever pour de nombreuses familles. Un Canadien sur sept vivrait avec une incapacité[3] et d’après Statistique Canada, seuls 50 % des Canadiens adultes ayant une incapacité occupent un emploi et ce chiffre chute à 26 % pour ceux ayant une incapacité sévère[4]. Bref, les couples avec des enfants présentant des besoins particuliers doivent en plus penser à des stratégies pour assurer la sécurité financière de l’enfant tout au long de sa vie, même une fois qu’ils ne seront peut-être plus là pour s’occuper de lui au quotidien.


Prestations gouvernementales et allégements fiscaux

L’État offre un soutien aux familles qui ont un enfant avec des besoins particuliers. La première étape est de demander le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) en remplissant le formulaire T2201 (Certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées) auprès de l’Agence du revenu du Canada. Ce crédit réduit l’impôt sur le revenu que la personne handicapée pourrait avoir à payer. Dans certaines circonstances, s’il s’agit d’un enfant ou d’une autre personne à charge qui ne perçoit pas un revenu imposable, un parent ou un autre proche peut le réclamer. En outre, être admissible au CIPH peut aussi permettre d’accéder à d’autres programmes fédéraux, provinciaux ou territoriaux. D’autres formes d’aide financière sont disponibles, dont le crédit canadien pour aidant naturel et les déductions des dépenses médicales et des frais de garde d’enfants. Vous pourriez également avoir droit à la prestation pour enfants handicapés, une prestation non imposable versée mensuellement aux familles qui subviennent aux besoins d’un enfant de moins de 18 ans admissible au CIPH. 

Il existe aussi le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI), bien que seule une fraction des Canadiens admissibles en aient ouvert un depuis sa création en 2008[5]. Ce régime d’épargne à imposition différée permet aux Canadiens de moins de 60 ans admissibles au CIPH d’amasser jusqu’à 200 000 $ d’épargne. Si le bénéficiaire est mineur, un parent peut ouvrir un REEI en son nom. S’il est adulte, mais que sa capacité de contracter un régime est mise en doute, une personne admissible légalement autorisée à agir en son nom peut le faire pour lui. L’épargne placée dans un REEI fructifie à l’abri de l’impôt et, selon l’âge et le revenu familial net ajusté du bénéficiaire, elle ouvre droit à des prestations gouvernementales, comme la Subvention canadienne pour l’épargne-invalidité et le Bon canadien pour l’épargne-invalidité, ce qui peut représenter un total de 90 000 $ pour toute la durée du régime.


Mettez un plan successoral en place

Commencez par avoir des discussions familiales franches et ouvertes sur la façon de veiller sur vos proches après votre départ. Créer un plan de vie vous donnera la certitude que vous et votre famille avez bien pensé à tous les besoins futurs de votre enfant. Ce document décrit en détail aux fournisseurs de soins ou aux fiduciaires le genre de soins et de mode de vie que vous souhaitez pour votre enfant une fois que vous ne serez plus là.

Les fiducies sont aussi une possibilité, mais leurs incidences peuvent varier grandement d’une province à l’autre. Dans bon nombre d’entre elles, une fiducie de type Henson, qui est une fiducie discrétionnaire absolue, peut être utile[6]. Avec ce genre de fiducie, vous laissez votre patrimoine en fiducie à votre enfant, mais le ou les fiduciaires sont libres de préserver ou de dépenser le revenu et le capital comme ils le jugent bon pour voir aux intérêts de votre enfant. Comme les avoirs n’appartiennent pas juridiquement à l’enfant, il pourra continuer de toucher ses prestations gouvernementales. Adressez-vous à un conseiller ou à un avocat pour bien comprendre comment les fiducies fonctionnent dans votre province.


Protégez la sécurité financière de votre famille grâce à l’assurance

Souscrire une assurance vie est une bonne idée pour tout nouveau parent, mais elle l’est d’autant plus lorsqu’il est question d’un enfant ayant des besoins particuliers. Plus vous la contractez jeune, moins les primes sont élevées. Selon votre choix, la prestation peut être versée directement dans un REEI ou dans une fiducie de type Henson à votre décès. L’assurance maladies graves et invalidité pour aidants naturels mérite aussi d’être soigneusement envisagée. Si vous deviez être atteint d’une maladie ou devenir invalide et ne plus être en mesure de travailler ou de prendre soin de votre enfant, une assurance vous aiderait à combler le manque à gagner.


Prévoyez les dépenses

S’occuper d’un enfant ayant des besoins particuliers comporte ses propres récompenses et défis, et il importe d’anticiper les dépenses à court et à long terme. La famille risque d’avoir plusieurs besoins à couvrir de sa poche. La liste peut aller des vêtements, poussettes, sièges d’auto et ascenseurs adaptés à une technologie d’aide et des traitements spécialisés, en passant par des modifications résidentielles et des véhicules de transport. Un conseiller peut vous aider, d’un côté, à trouver la meilleure solution pour régler les dépenses immédiates et, de l’autre, à élaborer une stratégie de placements à long terme pour ces frais que vous aurez à payer ultérieurement.


Parlez aux experts

Prévoir un plan financier pour subvenir aux besoins de votre enfant, aujourd’hui et demain, vous aidera à dormir l’esprit tranquille. Renseignez-vous auprès de votre conseiller sur les programmes financiers pouvant vous aider, vous et votre famille.


© 2018 Manuvie. Les personnes et les situations évoquées sont fictives et toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait pure coïncidence. Le présent document est proposé à titre indicatif seulement. Il n’a pas pour objet de donner des conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou autre et les renseignements qu’il fournit ne doivent pas être considérés comme tels. Nombre des points analysés varient selon la province. Tout particulier ayant pris connaissance des renseignements formulés ici devrait s’assurer qu’ils sont appropriés à sa situation en demandant l’avis d’un spécialiste. Sauf erreurs ou omissions. La souscription de fonds communs de placement peut donner lieu au versement de commissions ou de commissions de suivi ainsi qu’au paiement de frais de gestion ou d’autres frais. Veuillez lire le prospectus des fonds avant d’effectuer un placement. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur liquidative varie fréquemment et les rendements passés peuvent ne pas se reproduire. Toute somme affectée à un fonds distinct est placée aux risques du titulaire du contrat et peut prendre ou perdre de la valeur.


[1]www.moneysense.ca/save/financial-planning/the-real-cost-of-raising-a-child

[2]easterseals.ca/english/wp-content/uploads/2016/12/Disability-in-Canada-Facts-Figures.pdf

[3]www.thestar.com/news/canada/2007/12/03/1_in_7_canadians_live_with_disability_statscan.html

[4]Statistique Canada, Le Quotidien, « Étude : Les personnes avec incapacité et l’emploi », article publié le 3 décembre 2014 et consulté le 26 juin 2018 à l’adresse : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/141203/dq141203a-fra.htm.

[5]insurance-journal.ca/article/disability-complicates-financial-planning-process

[6]www.investmentexecutive.com/newspaper_/building-your-business-newspaper/the-ins-and-outs-of-a-henson-trust/



Financial Advisor Websites by Twenty Over Ten Powered by Twenty Over Ten